Abrité dans l’angle sud-ouest de la cour Carrée (aile Sully), cet ensemble forme deux galeries appartenant aux anciens appartements royaux, qui se poursuivent par la célèbre salle des Caryatides, achevant ainsi le parcours chronologique dédié à l’art grec antique.
La première galerie, au nord (salles 7-12), fait partie de l’aile construite pour le palais de la Renaissance. Ce réaménagement propose un véritable voyage dans le monde grec de l’époque du Parthénon à la conquête de la Grèce par Rome. Chaque salle rassemble les témoignages d’une région du monde grec en y mêlant les matériaux et les techniques (vases, bijoux, sculptures, éléments d’architecture…). Le visiteur y découvrira l’art à Athènes et en Grèce centrale, dans les cités grecques d’Italie du Sud, en Macédoine et en Grèce du Nord, en Asie Mineure et dans tout le Proche-Orient sous influence hellénique, en Égypte et en Cyrénaïque (Libye) grecques.
La seconde galerie, au sud (salles 13-16), parallèle à la première, plus récente, fut inaugurée au début du XIXe siècle : d’anciennes cours y furent transformées en musée des Antiques pour abriter notamment la collection Borghèse. Le nouvel aménagement y dispose les répliques romaines des chefs-d’œuvre disparus de la sculpture grecque classique, selon un parcours thématique voué aux dieux et héros de la mythologie, pour aboutir à la salle de la Vénus de Milo, qui regagne ainsi le lieu qu’elle occupa de 1824 à 1848. Dans les niches retrouvées de l’architecture d’origine, l’histoire de sa découverte ou encore l’iconographie d’Aphrodite à l’époque hellénistique sont évoquées…
Le parcours se prolonge ensuite par la salle des Caryatides remaniée, où sont exposées les répliques de la sculpture grecque hellénistique. Ce nouveau projet qui met en valeur les salles parmi les plus anciennes du musée rend accessibles au public des œuvres parfois méconnues en raison de la célébrité de la Vénus de Milo tout en facilitant l’accès à ce chef-d’œuvre.